Spatialités numériques et géomatique

Méthodes, Modèles et Systèmes spatio-temporels, Environnement et Société

https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/19/Industries_technology_140901_Conservation_Drones_banner-3.jpg

Coordination : Marc BOURGEOIS (EVS-Lyon 3), Thierry JOLIVEAU (EVS-UJM), Hélène MATHIAN (EVS-ENS-CNRS), Pierre-Olivier MAZAGOL (EVS-UJM), Kristell MICHEL (EVS-ENS)

Liste des membres de l'atelier

Le blog de l'atelier

Présentation

L’atelier se positionne sur des aspects méthodologiques associés à un ensemble de pratiques autour de l’information géographique. Il se structure autour de quatre pivots :

A-  Géomatique, modèles et méthodes

Ces aspects constituent le coeur de l’atelier. C’est le socle de compétences et d’expertises communs à la majorité des membres de l’atelier. Ce champ sera alimenté par les nouveaux questionnements que l’ouverture de la thématique aux “spatialités numériques” va apporter. On retrouve les aspects évoqués dans le bilan que l’on regroupe ici en 3 points :

  • modélisation spatiale et simulation,
  • nouvelles approches d’apprentissage et de classification ⇨ deep learning, machine learning, …
  • modèle d’exploration des données et de géovisualisation

B-   Web sémantique et ouverture aux Humanités Numériques

Les données du web et des Humanités Numériques constituent une source d’information contenant une dimension spatiale qui peut être analysée et ouvrir sur de nouveaux questionnements. Plusieurs questions ont ainsi émergé autour du lien à établir avec le domaine (non délimité) des humanités numériques et l’apprentissage de l’usage des données provenant des réseaux sociaux ou plus largement du web :

  • Structuration sémantique des nouvelles données textuelles (web, réseaux sociaux…) : formidable “réservoir” de données qui nécessitent d’intégrer de nouvelles pratiques :
    • données du web : comment rendre ces données “accessibles “ et “intelligibles” dans nos modèles de traitement ?
    • données de réseaux sociaux : question d’extraction de connaissance et d’interprétation.
  • Analyse et spatialisation des données textuelles: Au-delà des questions de saisie, de mise en forme et de structuration des données, l’enjeu est d’aboutir à l’extraction et à la communication de connaissances structurées, ce qui renvoie à des questions de modélisation et de visualisation.
  • Ontologies spatio-temporelles :
    • suivi de données historiques
    • compatibilité des modèles avec des modèles de référence (CIDOC CRM..)

 C- L’intelligence de la gestion des données :

Les séminaires de l’atelier  ont montré explicitement qu’ils étaient un lieu d’échange sur les pratiques. Dans le cadre actuel de standardisation des pratiques (plan de gestion de données/Data Management Plan), de recherche reproductible, d’open data, de république numérique, d’open science, etc., l’atelier 8 doit rester un lieu de confrontation d’expériences acquises au sein des projets, de mises en place d’outils et de protocoles. Par exemple, de nombreuses questions ont été soulevées quant à l’archivage et à la mise à disposition des anciennes recherches : comment les données géographiques circulent-elles parmi les chercheurs ? Comment pratiquer une science cumulative et rendre les données accessibles interopérables et réutilisables ? Comment évaluer la qualité des données ?

  • le catalogage/l’archivage des données,
  • les protocoles de collecte,
  • les protocoles de mesure de la qualité des données
  • les protocoles de traitement et modélisation
  • les protocoles associés au plan de gestion de données

D- Nouvelles données / nouvelles expertises :

            De part les récents projets déposés ou développés par les membres de l’atelier 8, il s’avère que la captation de nouvelles données (à pas de temps court) croît rapidement. Elle s’accompagne d’un développement de compétences, nécessaires à l’exploitation de cette nouvelle information riche :

  • les capteurs low-cost miniaturisés (ville numérique mesurable, monitoring géomorphologique)
  • l’agrégation de données multi-sources (ex1 : le suivi vidéo de la dynamique hydro-sédimentaire des rivières, couplé à d’autres dispositifs fixes ou mobiles,...)
  • la construction d’indicateurs spatiaux agrégés grâce aux nouvelles données fines (métrologie et quantification)
  • la confrontation de modèles de données aux expertises
  • citoyennes - cartographie participative / diffusion grand public
  • empirique de l’expert
  • l’exploration des dimensions sensibles des lieux (sensoriel, affectif, perceptif…)