Soutenance de thèse – Clémentine Périnaud – 3 octobre 2019, 14h

Soutenance de thèse de doctorat de géographie

Université Jean Monnet de Saint-Etienne

Labex Intelligence des Mondes Urbains

UMR 5600 Environnement – Ville – Société

De la ville industrielle à la ville désindustrielle

Analyse de la production socio-spatiale de deux territoires d’industrialisation ancienne (Givors et Terrenoire)

Jeudi 3 octobre 2019 à 14h00

A l’Université Jean-Monnet de Saint-Etienne – 10 rue de Tréfilerie – 42 023 Saint-Etienne

Campus Tréfilerie, Bâtiment G, Salle du conseil ALL-SHS

Membres du jury

Georges Gay, Professeur, Université Jean-Monnet Saint-Etienne, Directeur

Emmanuel Bellanger, Chargé de recherche, CHS-CNRS, Université Paris 1, Rapporteur

Simon Edelblutte, Professeur, Université de Lorraine, Rapporteur

Mme Viviane Claude, Professeure, Université Lumière Lyon 2, Examinatrice

Laurent Coudroy de Lille, Maitre de conférences, Ecole d’Urbanisme de Paris, Examinateur

Résumé

Cette thèse observe le changement urbain de deux territoires d’industrialisation ancienne de l’ensemble métropolitain de Lyon-Saint-Etienne aujourd’hui concernés par des processus contradictoires de dévalorisation/revalorisation : la petite ville de Givors à proximité de Lyon et le quartier de Terrenoire à Saint-Etienne.

Nous interrogeons la production de singularités territoriales sous l’effet de choix de développement urbain spécifiques (ceux de la ville industrielle). Des imaginaires investissent en effet l’action en aménagement, au travers de la formation par le pouvoir municipal de grands récits de transformation qui impriment leur marque sur le devenir de ces territoires. Le recours à la cartographie historique à travers l’expérimentation d’un environnement 3D historique (projet ALARIC) a permis de mettre en regard les évolutions urbaines et économiques de ces villes industrielles au XIXe et XXe siècle et les discours des acteurs locaux, pour mettre en évidence la durabilité des référentiels d’aménagement de ces villes industrielles.

La situation actuelle de ces territoires urbains est interprétée à la fois du point de vue des représentations urbaines (à partir d’une enquête auprès d’habitants) et des politiques envisagées. L’action municipale s’y déploie dans le refus partiel de l’héritage de l’industrie. La domination d’un discours de la rupture au nom de la revalorisation territoriale accompagne un mouvement de normalisation résidentielle et économique, qui s’effectue à partir d’une reprise ambivalente de figures historiquement inscrites au coeur de l’identité industrielle de ces villes et des modèles passés de leur aménagement urbain. La construction de ces nouveaux récits se heurte alors à la résistance à la fois matérielle et symbolique de la société industrielle héritée.

Mots clés

Villes (post)industrielles – changement urbain – imaginaires – projet urbain – SIG 4D

Plan du campus Tréfilerie