Séminaire : Les aires protégées à Madagascar, dernier rempart de la biodiversité résisteront-elles aux nouvelles vagues de migrations internes ?

Séminaire ateliers 4 et 5

« Les aires protégées à Madagascar, dernier rempart de la biodiversité résisteront-elles aux nouvelles vagues de migrations internes ? »

Présenté par Samuel Razanaka*, chercheur au CNRE
Professeur invité par Lyon3

A Madagascar la création des aires protégées amorcée depuis les années 1920, a été renforcée vers les années 2000. Cette mesure semble être la solution idéale pour préserver sa biodiversité, reconnue parmi la trentaine de Hotspots mondiaux. Les difficultés liés au changement climatiques du grand sud de Madagascar, et la pauvreté des populations qui en découle, ont poussés des groupes de gens à adopter des stratégies foncières, ils quittent par vague leur zone d’origine pour se déplacer vers les régions plus au nord : Menabe et de Boeny dans l’ouest et le nord-ouest de l’ile, pour la pratique de défriche-brûlis pour la culture de maïs et de d’arachide ou de lentille, pour l’exportation.

Les impacts de cette migration sur les écosystèmes des zones d’accueils sont alarmants, perte importante de surface forestière, dégradations des ressources. Les aires protégées situées dans ces zones se trouvent ainsi fortement menacées. La maîtrise et le contrôle du flux migratoire est très important pour assurer la viabilité des aires protégées dans ces
zones .

Mots-clés : aire protégée, biodiversité, pauvreté, migration, changement climatique, défriche-brûlis, culture pour l’exportation.

*Samuel Razanaka, chercheur au CNRE (Centre National de Recherches sur l’Environnement : http://cnre.recherches.gov.mg/ ), une institution rattachée au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique à Madagascar, sera présent à l’Université Lyon3 et au sein de l’UMR EVS, sur la période de 20 septembre au 20 octobre 2017, au titre de professeur invité.